La retraite française // 3 parties.
Répartition, régime général, complémentaires, régimes spéciaux : comment le système français est vraiment fait, ce que vaut le chiffre des « 42 régimes », et comment la France se compare à ses voisins. Une série pour comprendre, sans militer.
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2026 · macro
On parle de la retraite à chaque élection, chaque réforme, chaque grève — mais presque toujours par le petit bout : un âge, un slogan, un « régime spécial » brandi comme un épouvantail. Rarement par le commencement : comment le système est-il fait, et qui paie quoi ?
Cette série prend le problème dans l’ordre. Un premier article pose l’architecture d’ensemble — la répartition, les étages obligatoires, le vrai sens du chiffre « 42 ». Puis on ouvre les grands régimes spéciaux un par un (SNCF, IEG, RATP, marins…), sans jugement : leur histoire, leurs règles, leur financement. Enfin, on sort des frontières pour comparer la France aux États-Unis, aux Pays-Bas, à la Suisse et à la Norvège — et tordre le cou à quelques idées reçues, à commencer par celle du « fonds souverain qui paie les retraites ».
Chaque chiffre renvoie à sa source. Le but n’est pas de vous dire quoi penser de la retraite, mais de vous donner la grille pour suivre le débat par vous-même.
Information générale, pas un conseil. Les règles citées sont celles en vigueur à la mi-2026 ; elles évoluent à chaque loi de finances et de financement de la Sécurité sociale.
La retraite par répartition : comment ça marche, et pourquoi « 42 régimes » ?
Le socle du système français expliqué simplement : la répartition, les étages obligatoires, le vrai sens du chiffre « 42 régimes », et où en est la réforme des retraites après sa suspension de 2026.
Le régime de retraite de la SNCF, décrypté
Le régime des cheminots sans procès ni angélisme : son histoire, son calcul sur les 6 derniers mois, ses âges de départ — et pourquoi l'État verse environ 3,2 Md€ par an pour l'équilibrer.
Le régime de retraite des IEG (EDF, Engie, Enedis, GRDF…)
Souvent confondu avec celui de la SNCF, le régime des électriciens et gaziers s'en distingue sur un point décisif : il ne reçoit aucune subvention d'État. Comment il se finance vraiment (oui, la CTA sur votre facture), et la couche de capitalisation — le PERO — posée au-dessus.